Ça y est : j’ai acheté un aller simple pour Phuket… Ces derniers mois de sédentarisation, aussi bien en Grèce qu’en France m’ont paru bien longs, même s’ils m’ont permis de me reposer après trois ans de tour du monde.

Pour tout vous dire, dernièrement, je commençais à prendre de mauvaises habitudes : me servir allègrement dans le réfrigérateur de Môman, me laver à l’eau chaude, changer de tenue tous les jours et surtout porter des chaussons, ce qui m’a soudainement alertée. Mais ouf, que l’on se rassure tous, j’ai su m’extirper de cette situation critique à temps.

Avec José, mon partenaire de crimes avec qui j’ai vécu en coloc’ dans mon camion aménagé, nous avons décidé de réaliser un vieux rêve de gosses : emprunter la Route de la Soie, et parcourir en stop cet itinéraire légendaire qui a toujours nourri nos imaginaires…

Aller simple pour Phuket :

Alors, nous partons à Phuket, ce qui j’en conviens, n’a rien à voir avec la Route de la Soie. Si l’idée de départ était de sortir des sentiers battus et de nous rendre en Asie par voie terrestre, nous nous sommes souvenus avoir expérimenté l’hiver en Europe deux ans de suite. Nous avons donc pensé qu’éviter de passer une nouvelle saison dans le froid serait judicieux. Nous sommes donc partis en quête du billet d’avion le moins cher pour l’autre bout du monde, afin d’effectuer le parcours dans le sens inverse : celui du retour vers la France. Nous pensions atterrir à Bangkok, c’est finalement vers Phuket que nous nous envolerons le 9 mars, puisqu’il s’agissait de l’aller simple le moins onéreux. Tiens, mais c’est demain!?!

Nous allons donc nous retrouver face à la première difficulté de notre voyage : réussir à laisser derrière nous les plages paradisiaques de Phuket, pour entreprendre notre grande aventure. Heureusement, José m’a convaincue d’apporter un hamac dans mon sac à dos, censé être selon lui la solution idéale pour voyager au soleil à moindres frais. Je compte donc sur les nuées nocturnes de moustiques pour nous inciter à poursuivre notre route plus au Nord, empêchant par la même occasion Phuket de saboter tous nos plans.

Le plan était parfait car il n’y en avait pas d’autre.

Sylvain Tesson, S'abandonner à vivre

aller simple voyage

Promenade dans Krabi, en Thaïlande

Retrouvailles avec l’Asie du Sud-Est :

Ne crions toutefois pas victoire trop vite! Après ce premier succès, nous allons corser un peu l’aventure. En effet, j’ai déjà voyagé par le passé quelques mois en Asie du Sud-Est. Je souhaite aujourd’hui découvrir des régions différentes, j’espère donc pouvoir voyager au Myanmar puis admirer le Mékong au Laos.

José rêve quant à lui de visiter le Vietnam du Sud depuis des années : par conséquent, nous allons nous quitter quelques temps. Si cette séparation pose des difficultés, ce n’est pas (uniquement) parce que j’ai peur que José perde son passeport, ou même qu’il se fasse kidnapper par une jolie vietnamienne. Non, ce qui m’effraie surtout, c’est qu’après tout ce temps nous ayons du mal à nous reconnaître : sa barbe et ses cheveux auront poussés et son teint sera plus mat, tandis que j’aurai perdu mes quelques kilos superflus, et mon teint sera… plus rouge.

Nous misons donc sur la chance pour parvenir à nous retrouver mutuellement, et dans le cas contraire nous nous donnons d’ores et déjà rendez-vous dans dix ans, même jour, même heure, mêmes pommes.

À moins que mes cafés froids du matin ne manquent trop à mon acolyte, auquel cas il sera le bienvenu pour partager mes petits-déjeuners en Birmanie ou au Laos (et à condition qu’il continue de me laisser dérober m’offrir gentiment tous ses gâteaux).

rizières, vietnam du sud

Rizières, au  Sud du Vietnam

La Route de la Soie :

Revenons-en à cet aller simple. L’objectif de ce voyage était tout de même de découvrir la mythique Route de la Soie, du moins l’un des itinéraires s’y rapportant. Je ne voudrais dénoncer personne mais tout de même, c’est un peu à cause de Laurent que cette idée a continué de grandir en moi depuis des années. Il faut dire qu’il n’y va pas de main morte : sur son blog de voyage, ce conteur à contre-courant nous vend constamment du rêve, évoquant ça et là son fameux Kiffistan. Comme si l’Asie Centrale n’était qu’à portée de main. Laurent, sache désormais que ma mère te hait (mais moi je ne t’en veux pas trop).

Depuis l’Asie du Sud-Est, après avoir effectué quelques demandes de visas, nous comptons rejoindre Xi’an en Chine. Cette ville légendaire d’où partaient à l’époque les caravanes en direction de la Syrie, marquera donc le départ officiel de notre aventure. Nous prévoyons ensuite de nous rendre jusqu’en Turquie, après avoir traversé le Tadjikistan, le Kirghizistan, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Turkménistan puis l’Iran. Le tout en empruntant quelques détours, et le pouce en l’air : le stop, c’est une merveilleuse façon d’aller à la rencontre des habitants. D’ici là, nous restons toutefois ouverts à toute autre opportunité (comme une invitation de gentils lecteurs qui croiseraient notre route, mais je dis ça comme ça).

voyage en stop au chili

Auto-stop avec José, quelque part au Chili

Le top départ est donc lancé, et c’est émus que nous prenons cet aller simple pour l’autre bout du monde.

Pour aller plus loin :

C’est promis, je tiendrai mon blog à jour afin de vous conter nos aventures sur la Route de la Soie. En attendant, n’hésitez pas à retrouver mes autres récits de voyage d’Asie du Sud-Est et d’ailleurs, ainsi que mes différents écrits sur la pratique de l’auto-stop

De même, le premier article de ce nouveau voyage est en ligne : ma réconciliation avec la Thaïlande, les joies du voyage alternatif!

Enfin n’oubliez pas, si vous êtes dans le coin, faites-nous signe!


Aller-simple vers l'Asie : un voyage de 9 mois en auto-stop... | Histoires de tongs, le #blogvoyage passionnément alternatif

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