Road trip en van au Royaume-Uni #1 – L’Est de l’Angleterre

road-trip en angleterre

Il y a peu, je vous présentais mon van, ou plutôt mon nouveau chez-moi. Me voici sur les routes britanniques pour deux mois, à arpenter cette partie de l’Europe que je découvre pour la première fois.

J’ai la chance d’avoir de la famille Outre-Manche, j’en profite donc pour effectuer un agréable retour aux sources, une plongée dans mon arbre généalogique. Voici la première partie du récit de mon road trip au Royaume-Uni, dans l’Est de l’Angleterre.

Mon arrivée dans le comté du Kent me donne immédiatement la couleur de ce qui va suivre : depuis le ferry emprunté à Calais, j’accoste à Douvres où d’immenses falaises de craie blanche se dressent au dessus de la Manche. La promesse que mon aventure sur les routes anglaises sera à la hauteur de mon imaginaire.

Depuis le ferry, les impressionnantes falaises de Douvres

Je prends directement la direction de Deal, située seulement à quelques kilomètres. Une bonne idée, car étant partie un peu vite, j’ai omis de me renseigner sur les règles de conduite anglo-saxonnes. Les panneaux affichent tout au long du chemin des limites de vitesse, dont je n’ai aucune idée de la valeur en kilomètres/heure. Il en va de même pour toutes sortes d’indications, dont la signification m’échappe totalement. Je roule donc lentement (et à gauche !), et dresse mentalement une liste de questions à poser lors de mon arrivée à Deal.

J’y rejoins ma sœur Marie-Christine qui vit avec Giles, son mari, dans cette jolie petite ville de pêcheurs. Elle a passé la moitié de sa vie en Angleterre, et nous n’avons connu que peu d’occasions de nous retrouver en famille. C’est donc pour moi une grande joie de démarrer ainsi mon voyage. Tous deux me reçoivent avec le plus grand soin, et nous passons d’excellents moments. Mon premier repas suffit à faire tomber mes stéréotypes au sujet de la nourriture anglaise : mon cottage pie, ou tourte à la viande et purée de pommes de terre était délicieux ! Giles en profite également pour m’éclaircir un peu au sujet de la signalisation routière, je peux donc repartir en toute sécurité, et sur de bien meilleures bases. Cela m’évitera par la suite de me retrouver dans de drôles de situations

Avec ma grande sœur, à Deal ! Merci pour tout ! ! !

Sur leurs recommandations, je m’arrête à Canterbury. Quel plaisir de déambuler à travers cette charmante cité médiévale, sur mon petit BMX qui se révèle jour après jour être d’une grande utilité. J’ai désormais le luxe de me garer en banlieue, puis d’enfourcher mon deux-roues : je le laisse me promener au gré des merveilles dont regorge la ville, dont les immanquables cathédrale et château.

N’ayant pas réellement préparé mon périple, je prends le temps de réfléchir à la route que je souhaite emprunter, en prenant essentiellement en compte la dureté du climat que j’aurais à affronter d’ici quelques semaines. En effet, mon van n’a de chauffage que lorsque le contact est allumé, il en va de même pour l’éclairage. Les journées se rafraîchissant rapidement, et la luminosité déclinant, il me semble raisonnable de monter rapidement vers le Nord, puis de prendre mon temps lorsque je redescendrai vers le Sud. De plus, n’étant pas à l’aise pour conduire immédiatement dans Londres, et n’ayant pas trouvé de solution de parking gratuit dans cette capitale – qui m’impressionne alors de plus en plus – je prends la décision de me rendre directement à Cambridge.

Je tombe immédiatement sous le charme de cette grande cité universitaire. Dans tout le centre historique, des étudiants et professeurs en costumes sombres me replongent presque dans l’univers d’Harry Potter. Les somptueux monuments, comme sculptés de dentelle, y dessinent une silhouette dont les mots me manquent pour en décrire la perfection. J’espérais visiter une jolie ville, mais j’ai fini par tomber amoureuse de Cambridge. La ville fortifiée de York est l’étape suivante de mon voyage. Bien moins impressionnante que Cambridge, elle reste toutefois aussi charmante que sa grande sœur.

Belle promenade dans Cambridge

Souhaitant regagner la côte, je m’aperçois en scrutant ma carte routière qu’un parc national dont j’ignorais le nom se trouve plus ou moins sur ma route. Je saisis donc l’occasion de traverser le North York Moors National Park, et je reste subjuguée devant la beauté des couleurs que j’y rencontre. L’automne y a repeint chaque petit bois d’un rouge flamboyant, et les innombrables moutons qui traversent en paix ces routes de campagne ne semblent pas pressés de céder la place au conducteur désarmé. J’enfile mes chaussures de marche (car puisque je ne compte plus le poids de mes bagages, je ne suis plus obligée de voyager léger !), et je pars me promener dans ce petit paradis caché : l’endroit est trop majestueux pour ne pas prendre le temps de s’y arrêter.

De paisibles moutons dans le North York Moors National Park

Dans le Yorkshire du Nord, je gagne ensuite Whitby un peu par hasard. M’attendant à trouver une petite ville côtière calme et délaissée, je découvre une station touristique bondée en ce plein mois d’octobre. Presque plus d’hommes que de mouettes s’affairent autour de la statue du célèbre James Cook. Toutefois, cela n’empêche pas ce port de pêche de conserver la plupart de son charme. Il faut dire que l’impressionnante abbaye située sur les hauteurs de la ville y est pour quelque chose.

Je dois donc trouver un endroit plus calme pour passer la nuit, c’est ainsi que je me rends à Marske-by-the-Sea, où un grand parking isolé au bord de la mer fera office d’hôtel cinq étoiles. J’en profite pour faire une longue randonnée sur la plage, ce qui me donne l’occasion de visiter Redcar et les environs.

Photo prise depuis mon van, à Marske-by-the-Sea

J’ai ensuite rendez-vous avec mon neveu Adrian et son amie Rachel, qui habitent Newcastle upon Tyne. La dernière fois que nous nous sommes vus, il devait avoir quatre ou cinq ans. C’est pourtant aujourd’hui un jeune homme de vingt-cinq ans qui m’accueille avec un grand sourire. Nous passons tous trois quelques heures émouvantes et le temps passe trop vite. Le ciel maussade rend Newcastle très sombre, j’en garde malgré tout le souvenir d’une journée chaleureuse.

Avec mon neveu Adrian ! ! ! Merci pour cette belle journée ! ! !

Avant qu’il ne fasse trop froid, je décide de me rendre en Écosse. Je quitte donc l’Angleterre pour quelques semaines, ayant déjà hâte d’y retourner lorsque je reprendrai la route du Sud…

Pour aller plus loin, retrouvez toutes mes photos d’Angleterre ici, ainsi que mes conseils pour conduire en Grande-Bretagne. De même, n’hésitez pas à jeter un œil à mes autres articles sur le voyage en van !

7 thoughts on “Road trip en van au Royaume-Uni #1 – L’Est de l’Angleterre”

  1. Bonjour ! Je suis en train d’organiser un road trip anglais pour Pâques. Cet article m’en donne encore plus envie, ça fait rêver ! J’aimerai me perdre dans la nature et les vieilles pierres plutôt que d’écumer les boutiques et ayant un budget limité, j’envisageais de voyager et dormir dans ma voiture. Mais j’ai lu au fil de mes recherches que les parkings pouvaient être chers partout au Royaume Uni ! Est-ce possible de trouver de jolis coins où se poser pour la nuit sans payer trop ? Merci d’avance et merci pour ce bel article !!

    1. Coucou Eleama! Cool pour ton projet de road trip! Alors, pour répondre à ta question, oui les parkings sont chers, et payants presque partout au Royaume-Uni. Cela a été le point noir de mon voyage, mais j’ai tout de même réussi à me garer sans payer (et sans frauder…) pendant deux mois, c’est donc faisable! Je t’invite à lire cet article qui te donnera quelques conseils : https://www.histoiresdetongs.com/conseils-conduire-royaume-uni/
      Je rajouterai comme idées de lieux gratuits la plage située entre Redcar-by-the-Sea et Marske-by-theSea à l’Est de l’Angleterre, le Lake District où il n’y a personne (donc si tu veux te perdre, tu y trouveras ton bonheur!), et si jamais tu montais en Écosse, Oban et Ullapool ont des parkings gratuits et des douches chaudes et gratuites en centre-ville.
      Bon voyage à toi! 🙂

  2. Heureuse que tu aies decouvert Cambridge. I, too, fell in love with it! Nous y allions regulierement lorsque nous habitions dans le Lincolnshire et j’avais un tres bon guide en Giles qui en tant qu’ancien etudiant connait Cambridge par coeur! Bisous et a bientot dans le Kent.

  3. concernant le nom du VW je pense que « VanVan » ferai plus intime
    et de plus, en cas de problème, ça laisse une alternative !!! …
    on le baptisera à Noël
    Papi coquinl

  4. bravo et merci pour ce beau « reportage »
    que de souvenirs …
    j’attends la suite avec impatience
    néanmoins, je me pose une question: n’as-tu pas encore trouvé de nom pour ton van ?
    grosses bises
    Papi

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