Voyager sans argent : comment survivre dans la jungle urbaine ?

photo skyscrapper newyork

[Dernière mise à jour : 4 décembre 2016]

Cela fait plus de trois ans que je vis sur la route, en perpétuel mouvement. Mon budget de départ s’amenuise mois après mois, et j’ai désormais appris à voyager sans argent (comme lors de mes deux semaines en Norvège avec zéro euro).

Mes dépenses relèvent plus d’une envie spontanée de confort (café chaud, ticket de bus pour quitter une grande ville…) que d’un réel besoin. Elles ne dépendent plus aujourd’hui que de ma propre volonté : il s’agit de choix et non plus de dépendance. Autant dire que cela ne dépasse pas une poignée d’euros par semaine, même si l’acquisition récente de mon camion aménagé a quelque peu augmenté ces dernières. Heureusement, je joue de la musique dans la rue (accordéon) et j’apprends lentement à monétiser mon blog de voyage, ce qui me permet de payer les frais liés à cette nouvelle vie dans un van (diesel, assurance et réparations éventuelles).

Avec peu – et souvent pas – d’argent, je mange à ma faim, je dors en sécurité, je reste propre, j’ai accès à Internet et aux télécommunications, et je continue mon tour du monde lentement. Voici mes astuces pour voyager sans argent et survivre en ville, tout en évitant que l’expérience ne se transforme en véritable naufrage dans la jungle urbaine…

Voyager sans argent : où dormir ?

En pleine nature, rien de plus simple que de trouver en quelques minutes un lieu où dormir. Le premier coin isolé sera l’endroit parfait pour planter une tente. En ville, il faut parfois faire preuve d’un peu plus de patience pour trouver son bonheur. Voici quelques endroits faciles à repérer, et quelques astuces qui fonctionnent généralement :

  • Les gares : chaque grande ville en possède au moins une. Les gares ferroviaires sont généralement un peu mieux fréquentées la nuit que les gares routières souvent glauques. Dormir le sac à dos sous les jambes, et les chaussures accrochées pour éviter de se retrouver pieds nus au petit matin. Se coucher tard et se lever tôt font partie de l’expérience, certes peu confortable, mais qui dépanne le temps d’une nuit.
  • Les ports : même principe s’il s’agit d’une ville maritime. Attention, si vous dormez à l’extérieur, abritez-vous du vent qui peut être très frais au beau milieu de la nuit.
  • Les aéroports : j’ai une grande préférence pour ce lieu très sécurisé et dont les sanitaires sont propres et ouverts 24/24h. De plus, de nombreux voyageurs seront dans la même situation que vous, vous passerez donc inaperçu. Seul bémol : il faut aller loin du centre, et donc trouver un moyen de transport souvent onéreux. L’autostop est une alternative, à condition que l’axe routier soit facile à rejoindre.
  • Les terrains : stades de foot, terrains vagues, parcs et jardins publics… Il existe de nombreux lieux où vous pouvez planter une tente à la nuit tombée. Respectez les lieux, et acceptez la règle si quelqu’un vous déloge en plein sommeil : c’est le jeu.
  • Les ponts : abris de fortune faciles à trouver. Toutefois, soyez attentifs au voisinage : ne choisissez pas n’importe quelle passerelle.
  • Les squats : toutes les grandes villes en comptent par dizaines. Pour les trouver, rien de plus simple. Promenez-vous en ville et demandez des infos directement dans la rue, aux jeunes qui vous inspirent. Les squatteurs sont des personnes accueillantes, au mode de vie généralement anarchiste qui – que vous adhériez ou non à la philosophie – auront beaucoup à vous apprendre (Lire mon récit sur mes dix jours merveilleux dans le squat de Bracciano).
  • Dans un véhicule : à condition d’en posséder un, ou de rencontrer sur la route quelqu’un qui en a un (pour ma part, j’héberge très souvent dans mon van).
  • Les stations services : j’ai aussi une grande préférence pour les stations services. Souvent très passantes, ouvertes 24/24h, avec des sanitaires, bien éclairées et faciles pour repartir en stop le lendemain : c’est à mon sens un lieu parfait pour ce type d’aventure.
  • Les invitations spontanées : souriez, ouvrez le dialogue, soignez votre présentation, et expliquez votre projet. Nombreuses seront les portes qui s’ouvriront à vous.
  • Travailler en auberge de jeunesse : présentez-vous à l’accueil et demandez aux membres du personnel s’ils recherchent des employés pour quelques jours ou semaines. En échange de quelques heures de travail quotidien, vous bénéficierez au minimum de l’hébergement, voire de la nourriture et/ou d’une petite rémunération.
  • Faire du Couchurfing : attention, je ne considère pas le Couchsurfing comme étant un hébergement gratuit, mais comme un moyen privilégié pour aller à la rencontre des habitants. D’ailleurs, je dépense souvent un peu plus d’argent lorsque je dors chez un hôte, l’invitant à manger ou à boire un verre pour le remercier. Cela reste toutefois un mode d’hébergement très accessible pour les petits budgets, et les personnes désireuses de faire de belles rencontres.
  • Faire du house sitting ou pet sitting : gardez une maison ou occupez-vous des animaux pendant que leurs propriétaires sont absents quelques temps. Devenez pet sitter, rien de plus simple pour partir en vacances gratuitement !
  • Faire du WWOOFING : basé sur l’échange et la découverte, le WWOOFING est une façon alternative de voyager. Cela nécessite du temps et de l’investissement, mais l’aventure en vaut grandement la peine.
  • Devenir au pair : occupez-vous d’enfants dans une famille qui vous accueille quelques semaines ou mois. Vous serez logés et nourris en contrepartie, et parfois même rémunéré.
voyager sans argent
Mes trois semaines de WWOOFING avec des chiens de traîneau, au Québec

Rester en sécurité :

Ceux qui ont appris à voyager sans argent évoquent souvent deux techniques majeures pour dormir en sécurité, surtout en pleine ville : se cacher correctement, ou au contraire s’exposer totalement. Bien caché, si personne ne vous remarque, votre nuit sera reposante. Toutefois, il est parfois difficile de trouver un tel lieu.

Personnellement, j’opte plus pour l’exposition au grand jour : lumière, lieu fréquenté, très peu de bagages, et je conserve sur moi mes valeurs (passeport et téléphone, pas non plus le jackpot !). Comprenez bien que plus vos sacs sont remplis, plus la tentation d’y jeter un œil est grande : ce n’est pas le meilleur moyen pour voyager en sécurité. Les gares et aéroports ont du personnel de surveillance, ce qui peut être rassurant si vous débutez. N’hésitez pas non plus à lier des liens avec les habitants, qui vous prendront j’en suis certaine sous leur aile.

Pour la plupart d’entre nous, l’argent représente la sécurité. Tant que nous avons de l’argent sur notre compte en banque, nous nous sentons à l’abri. Pourtant, comme l’a démontré l’hyperinflation dont ont été victimes des pays comme l’Argentine ou l’Indonésie, c’est un postulat pour le moins hasardeux.

[…]

Revenons à notre petite ville. Dans le temps, pendant les moissons, les gens s’entraidaient sans rien attendre en retour. On coopérait beaucoup plus qu’aujourd’hui. C’était cette coopération qui créait le sentiment de sécurité.

Mark Boyle, L'homme sans argent

Dix jours de voyage sans argent en Italie
Dix jours dans squat à Bracciano, en Italie

Glaner la nourriture :

Je détaille cet aspect de la survie dans la jungle urbaine et la philosophie qui l’accompagne dans ma rubrique freeganisme, je ne vais donc pas faire de copier-coller ici. Sachez toutefois que si vous souhaitez voyager sans argent, il existe trois techniques majeures pour se nourrir en ville :

  • Le dumpster-diving (ou glanage alimentaire) : récupérer de la nourriture jetée dans les poubelles des supermarchés, marchés, commerces de bouche…
  • Le table-diving : récupérer la nourriture directement sur les tables des restaurants, fast-foods…
  • La récupération d’invendus auprès des commerçants : pour ceux qui ne seraient pas à l’aise avec ce type de glanage, il est tout à fait possible de demander directement aux employés des petits commerces s’ils peuvent vous donner leurs invendus du jour. Cela fonctionne très bien auprès des boulangeries et des snacks par exemple.
  • Une astuce en plus, Internet et les groupes Facebook : dans toutes les grandes villes du monde, des communautés freegans redistribuent gratuitement la nourriture glanée en trop grande quantité, notamment par le biais des réseaux sociaux. Jetez-y un œil, cela vous permettra de rencontrer des habitants par la même occasion !

L'eau potable :

Concernant l’eau, conservez votre bouteille et remplissez-la au besoin dans les sanitaires, fontaines, ou demandez poliment dans un café s’ils peuvent vous donner un peu à boire. Vous n’aurez aucun mal à trouver de quoi vous désaltérer.

Pour les autres boissons, on trouve parfois de belles surprises dans les poubelles (jus de fruits, vin…), il faut simplement miser sur la chance !

Dumpster-diving à Bodø en Norvège, pour voyager sans argent
Dumpster-diving à Bodø, en Norvège

Se laver en voyage :

L’hygiène est la partie un peu olé olé de l’expérience. Certains font l’impasse sur ce point, mais moi, j’aime rester propre et sentir bon. Par ailleurs, en respectant une bonne hygiène corporelle, vous serez plus facilement pris en stop ou invité à dormir chez l’habitant.

Il n’y a pas cinquante possibilités : vous devez disposer d’un peu d’eau et d’intimité. Les sanitaires des centres commerciaux, des fast-foods ou des stations services se prêtent bien à l’exercice. Pour les cheveux, un shampoing express dans le lavabo provoquera certes quelques sourires, mais vous vous sentirez plus frais. Pour le reste, apportez une bouteille d’eau dans un cabinet de toilette et tentez de vous laver autant que possible. Autant être honnête avec vous, vous n’aurez pas l’impression de sortir d’un spa, mais au moins vous serez propre. Si vous voulez voyager sans argent, il vous faudra vite faire des concessions !

Concernant la lessive, c’est le même principe : vous n’avez besoin que d’un lavabo et de savon. N’abusez pas, ne faites pas votre lessive du mois dans des sanitaires publics, lavez uniquement quelques vêtements d’appoint en moins de cinq minutes. Avant de vous jeter à l’eau, soyez sûr d’être en mesure de pouvoir faire sécher vos vêtements dans la journée, sans quoi mouillés au fond de votre sac, ils ne sentiront pas bon bien longtemps.

Les fontaines sont une alternative, plutôt pour un petit rafraîchissement rapide à la tombée de la nuit. Bien sûr, on évite le shampoing : les autorités apprécient peu les bains de mousse sauvages.

Enfin, les villes situées en bord de mer ont souvent des douches près des plages.

Salle de bain improvisée pour un voyage sans argent
Salle de bain improvisée, Bracciano, Italie

Communiquer depuis l’étranger :

Rien de plus simple que trouver un accès à Internet ou une prise de courant dans une ville, pour recharger vos batteries. Voici quelques lieux faciles à identifier : gares, aéroports, ports, centres commerciaux, fast-foods, points d’information, structures municipales diverses… Certaines villes mettent aussi à disposition des bornes wifi près des lieux touristiques.

Pour communiquer ensuite gratuitement avec vos proches, il existe tellement d’applications gratuites que je ne pourrais en dresser la liste. Voici les plus courantes : Skype, Whatsapp, Viber, Hangouts, et Line.

Visiter gratuitement :

Il existe de nombreuses ressources gratuites permettant aujourd’hui de voyager sans argent, et visiter une ville sans un euro en poche. Bien sûr, vous n’entrerez pas toujours dans les lieux ultra-touristiques, mais cela importe-t-il vraiment ? Vous aurez ainsi l’occasion de sortir des sentiers battus, ce qui ne sera peut-être pas si mal ! Pour ma part, il m’arrive de payer les entrées de certains lieux qui me tiennent réellement à cœur, comme Angkor Wat ou le Taj Mahal. Pourtant, cela reste rare : les tickets sont généralement coûteux, l’attente très longue, et la déception souvent au rendez-vous. Commencez donc par faire le tri entre vos rêves de gosse et le reste.

Si cela vous intéresse, sachez qu’il existe pléthore de guides de voyages gratuits, dont wikivoyage, libre et collaboratif. Une fois sur place, vous trouverez des plans gratuits de la ville à l’office du tourisme ou dans les nombreux points d’information.

Beaucoup de musées et galeries ne réclament aucun droit d’entrée. Pour connaître les adresses, tapez dans votre moteur de recherche visiter + nom de la ville + gratuit, cela devrait vous renseigner en quelques clics.

Les lieux de culte sont rarement payants, si vous décidez d’en franchir la porte faites-le avec respect des croyants, qui peuvent s’offusquer de voir débarquer des touristes en pleine prière. Sinon, préférez une promenade dans les parcs et jardins, afin de vous reposer et de prendre un peu l’air.

Enfin, dans toutes les grandes villes, il existe des free walking tours (promenades gratuites pour découvrir la ville). L’occasion de faire de nouvelles rencontres tout en visitant la ville sans avoir à chercher son chemin. Pour trouver les heures et lieux de rendez-vous, tapez free walking tour + nom de la ville sur Internet, ou demandez directement dans un point d’information touristique. Il est bien vu de donner une petite contribution à la fin du circuit, afin de remercier le guide : voyager sans argent c’est bien, mais profiter de la générosité des gens n’apporte aucun mérite.

Voyager sans argent et voir la statue de la liberté à New York
La statue de la liberté à NYC, depuis le ferry gratuit pour Staten Island

Voyager sans argent, quelques astuces :

Avant d’oublier, je vous donne mes dernières astuces. Apprenez le vocabulaire de base de la langue locale, du moins les formules de politesse. Cela facilitera grandement le contact avec les habitants. Soyez sociable, discutez autour de vous, et tâchez de présenter correctement.

Quoi que vous fassiez, laissez les lieux propres derrière vous. Enfin, lorsque vous êtes à la limite du toléré, restez poli et courtois en cas de problème, et passez votre chemin. On n’est pas là pour s’énerver, non ?

J’ai récemment lu La Bible du Grand Voyageur et je ne pouvais terminer cet article sans citer cet ouvrage complet et très bien écrit. Ce livre fourmille de conseils pratiques – et parfois étonnants – qu’il me tarde de tester à mon tour. Je vous recommande d’y jeter un œil, au risque de vous laisser prendre au jeu… D’ailleurs, Anick-Marie (l’auteure du livre) a également écrit un article intéressant sur le sujet, sur son blog Globestoppeuse : voyager et vivre avec 3€ par jour, simplifier sa vie et aller à l’essentiel. Elle pousse la réflexion sur le fait de voyager sans argent (ou avec peu) plus loin, et je vous conseille vivement de lire son article !

Enfin, ne forcez pas les choses, franchissez les étapes à votre rythme, évadez-vous votre zone de confort en douceur, et gardez à l’esprit que rien ne sert de tenter l’aventure si vous le vivez mal par la suite. Vous avez tout le temps nécessaire devant vous, écoutez votre corps et respectez vos besoins (à lire : slow life, philosophie et conseils pratiques).

Le plus difficile n’est pas de se débrouiller une fois sur place, mais de sauter le pas. Le voyage nous met en position d’apprentissage constant, et vous serez surpris de découvrir les nombreuses ressources que vous possédez déjà. La seule limite à cette folle aventure ? Votre imagination.

Faire du stop pour voyager sans argent
Par exemple, rien ne vous interdit de faire du char-de-combat-stop… (Cadiz, Espagne)

D’ailleurs, pour ceux qui souhaiteraient tenter l’aventure du voyage en auto-stop, vous trouverez de nombreux conseils et récits dans ma catégorie correspondante. Et vous, avez-vous des remarques ou d’autres conseils à partager avec nous pour voyager sans argent ?

25 thoughts on “Voyager sans argent : comment survivre dans la jungle urbaine ?”

  1. Salut, merci pour ce partage.

    J’ajouterais un tuyau très bon à savoir pour trouver de l’eau potable et un petit coin discret pour faire sa toilette; L’endroit est insolite mais très utile en voyage, surtout en campagne: Les cimetières. Il y a toujours un point d’eau potable, et en fin de journée, c’est l’endroit idéale pour faire sa toilette à l’abri des regards indiscrets.

    Voila, c’était ma petite contribution!

    bon voyage à tous!

  2. Ta liberté m’inspire comme un oiseau dans le ciel appelle ses frères et soeurs à migrer.
    Dans le ciel infini, l’oiseau devient le véritable oiseau dit le zen.
    Merci de ce don que tu nous fait.

    « Severance, The birds of leaving call to us…  »
    Dead Can Dance – Severence album The Serpent’s Egg

    Je suis un peu musicien (gratte voix – tin whistle…) moi aussi, c’est ce qui m’a amené jusqu’ici.
    Je sens que je vai y retourner sur ton site.
    Longue vie sur la route, Oiseau Léger ! 😉
    Antoine.

  3. Coucou Astrid ! 🙂

    C’est plaisant de lire un récit comme le tien, ça prouve bien qu’en ces temps où l’argent est roi, on peut malgré tout mettre ce dernier… échec et mat avec de la débrouillardise et un peu de courage (car il en faut pour dépasser certaines barrières psychologiques liées à notre éducation,, notre culture occidentale etc.).
    En ce qui me concerne, je suis à la croisée des chemins. J’ai tout plaqué ce qui était possible de plaquer dans la vie et j’ai essayé d’économiser un peu pour partir et vivre autre chose. D’ici la fin du mois, je serai paré pour le grand départ mais je ne sais encore ni où aller, ni comment, ni rien du tout. J’ai néanmoins fait en sorte d’être prêt d’un point de vue administratif mais je t’avoue que l’argent reste encore une question problématique chez moi, même si te lire me donne des perspectives plus agréables.
    Tu penses qu’avec 3000€, c’est un bon démarrage pour changer de vie ? La question n’a pas vraiment de sens après t’avoir lu mais bon, je te pose quand même la question.

    J’adore écrire et si je partais pour un voyage au long cours, je me vois très bien tenir un journal de bord un peu romancé, mêlant réalité et fiction. Un écrivain nomade qui se pose de temps en temps, j’avoue que l’idée est séduisante.

    Tiens au fait je me demandais : comment fais-tu pour les pays qui nécessitent un VISA car parfois, ils coûtent peu cher. Tu évites tous les pays qui en nécessitent ?

    Merci à toi !

    1. Coucou Liam! Merci pour tes quelques mots. Super ton projet d’écrivain nomade, ça sonne plutôt bien je trouve! Et puis rien de tel que le voyage pour inspirer de belles proses, non? Pour répondre à tes questions, concernant les visas, ben je fais comme tout le monde, je les paie 🙂 J’ai vu une fois un mec passer sans payer et économiser ainsi 50$ mais il s’agissait d’une erreur administrative, il a eu du bol… Donc non, je n’évite pas les pays à visas, mais c’est certain que j’essaie ensuite d’y passer un certain temps, sinon autant découvrir autre chose. Pour info, ils coûtent souvent moins chers quand on les prend aux frontières, si c’est possible.

      Quant à ta question budgétaire, à savoir s’il est possible de changer de vie avec 3000€, hihi, tout dépend de quelle vie tu souhaites avoir! Tout dépend si tu aimes l’aventure et la débrouillardise, ou le confort et l’organisation. Et puis aussi combien de temps tu souhaites tenir avec cette enveloppe. Je dépense très peu, mais il est à mon sens normal d’offrir un verre à mes hôtes, de faire fonctionner un peu l’économie des pays en développement, de m’offrir un café quand j’en ai envie ou tout simplement un lit en auberge de jeunesse si je suis malade, fatiguée…

      Voyager sans argent, c’est possible, mais je ne pense pas que cela soit une fin en soi. A mon sens, l’objectif est simplement de ne pas s’interdire de vivre nos rêves car notre budget est trop serré. La frontière est mince, et pourtant, la philosophie est très différente…

      Bon voyage à toi, que ce soit dans un 5 étoiles (hihi) ou sous ta tente! 🙂

  4. Merci beaucoup pour ton article. Je pars bientôt en voyage au long cours et j’ai +envie d’un voyage alternatif, tes précieux conseils m’aident à éclaircir ma vision et mes possibilités 🙂

  5. Whaouh!! Excellent article! Je ne sais pas si je sauterai un jour le pas du « voyage alternatif » (ces dernières années ont été chiches en voyages, et il faut que je convainque mon copain!) mais tu as rassemblé là une mine d’informations.
    Si tu as un petit moment, veux-tu qu’on se voie avant que tu ne partes sur les routes??

    1. Coucou! Merci pour ton message! Alors, je suis rentrée en France une dizaine de jours, je cherche un van pour voyager avec ensuite… Je suis donc sur Orléans jusqu’à la semaine prochaine, puis je repars. Si tu veux descendre, tu es a bienvenue 🙂 Bonnes vacances si tu en as! Bises

      1. Salut! Oulà, il va me falloir être plus réactive si je veux arriver à te voir, j’ai du mal en ce moment (déménagement etc). As-tu trouvé le van de tes rêves?? J’ai tellement hâte de voir ça! Je pars en vacances bientôt, j’ai hâte de pouvoir me reposer un peu, merci!

        1. Héhé oui c’est vrai que je ne suis pas souvent dans le coin! Et oui, j’ai trouvé mon van! J’écris un article dessus dans les jours qui viennent… Bon courage pour le déménagement, et bonnes vacances à toi! 🙂

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