Trois semaines de stop en Malaisie, entre jungle et plantations de thé

auto-stop en malaisie

Lors de mon tour du monde, j’avais décidé de voyager en auto-stop en Malaisie, afin d’avoir la possibilité de rencontrer les habitants et de vivre des moments privilégiés en leur compagnie. Pari réussi ! Voici le bilan de ces trois semaines d’aventure, accompagné d’une vidéo qui je l’espère, vous fera voyager un peu à mes côtés…

Itinéraire de mes trois semaines en Malaisie :

Une vingtaine de jours à faire du stop, cela passe vite ! Toutefois, j’ai eu le temps de me rendre dans différentes villes et régions de la Malaisie péninsulaire. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de visiter l’île de Bornéo. Arrivant tout droit de Singapour, j’ai commencé ma traversée du pays à Malacca, charmante ville du Sud aux influences hollandaises. J’ai continué mon périple autour du magnifique lac de Chini, avant de faire halte à Kuantan.

De là, je me suis rendue à Jerantut, puis en pleine jungle du Taman Negara. J’ai eu la chance d’y faire un trek exceptionnel en autonomie. Ensuite, j’ai bien sûr fait étape dans les Cameron Highlands, mon grand coup de cœur, avant de passer quelques jours à Ipoh et aux alentours de cette ville qui a beaucoup à offrir aux voyageurs. Enfin, j’ai regagné la capitale Kuala Lumpur, où j’ai séjourné trois jours avant de terminer mon inoubliable aventure en auto-stop en Malaisie !

Le film de mon aventure :

Être auto-stoppeuse, ce n’est pas accumuler un nombre important de kilomètres, ni cocher au fur et à mesure des destinations sur une check-list. Bien évidemment, j’aime admirer des sites exceptionnels qui sont par définition prisés par l’industrie du tourisme. Ainsi, je n’ai pas échappé aux Cameron Highlands, et je suis loin d’avoir regretté mon passage dans cette région pittoresque.

Toutefois, je retiendrai de ces trois semaines le sourire immuable que m’ont adressé des dizaines de conducteurs, leur sympathie, leur générosité ainsi que leur bonne humeur.

Je garde aujourd’hui une pensée affectueuse en me remémorant leur gentillesse, et je vous souhaite de faire vous-aussi de magnifiques rencontres si vous vous rendez sur place !

La vertu d’un voyage, c’est de purger la vie avant de la garnir.

Nicolas Bouvier, L'usage du monde

voyage autostop malaisie
Même à l’intérieur des Cameron Highlands, il fut très facile de me déplacer en auto-stop

Une dernière chose : la Malaisie étant un pays très cosmopolite, la nourriture y est extraordinaire. Ne manquez pas de goûter à la cuisine de rue, certes parfois un peu trop épicée, mais toujours surprenante et savoureuse. En plus, cela ne vous coûtera presque rien.

Par ailleurs, si vous avez la chance de faire, comme moi, du Couchsurfing, je ne doute pas que vous aurez l’occasion d’apprendre à cuisiner local avec votre hôte : je succulentes recettes à reproduire une fois rentré en France !

Conseils pour faire de l’auto-stop en Malaisie :

J’ai trouvé très simple de faire de l’auto-stop en Malaisie, et je n’ai pas rencontré de difficulté particulière. Toutefois, voici une liste de conseils pour celles et ceux qui souhaiteraient tenter l’aventure :

  • Les us et coutumes : comme je viens de le dire, il fut assez facile pour moi de traverser la Malaisie en auto-stop. Bien que la pratique ne soit pas répandue localement, la majorité des conducteurs, étonnés, s’arrêtaient afin de me proposer leur aide. J’ai ainsi pu chaque jour parcourir jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres, et j’ai eu la chance d’être régulièrement invitée à manger. De plus, la plupart des routes sont en bon état et les véhicules sont puissants.
  • L’itinéraire : si vous vous rendez dans des régions plus reculées, attendez-vous toutefois à attendre un moment avant de croiser un véhicule. En dehors des grands axes très fréquentés, la patience est de rigueur ! De plus, il est préférable de bien connaître votre route, afin de ne pas vous perdre en chemin. Sachez qu’i existe de nombreux GPS gratuits et utilisables hors ligne, que vous pouvez installer librement sur votre téléphone.
  • La communication : à ma grande surprise, j’ai rencontré de nombreuses personnes parlant anglais. Bien que cela ne fut pas toujours le cas, j’ai apprécié pouvoir me plonger quelques heures dans des discussions un peu plus poussées que dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est. Connaître le vocabulaire de base (politesse et directions) peut toutefois être une bonne idée…
  • Les panneaux : inscrire ma destination (ou une grande ville proche) fut assez utile, bien que je n’applique généralement pas cette méthode. Il existe deux écoles à ce sujet, tout dépend de l’auto-stoppeur. En Malaisie, je recommande toutefois d’utiliser une pancarte, surtout au cas où vous seriez bloqué quelque part. Si cela ne fonctionne pas, demandez-vous également si vous êtes situé au bon endroit ?
  • Le matériel : Pour vous lancer, pas besoin d’équipement spécifique. Cependant, pour faciliter votre aventure, n’hésitez pas à apporter avec vous un marqueur de qualité (voire une ardoise Velleda, pour écrire de jolis panneaux), un gilet jaune réfléchissant et une lampe de poche puissante (pour la nuit), un long chèche, une discrète sacoche de sécurité (pour ranger votre passeport et votre argent), une housse imperméable (pour votre sac, selon la saison), un chargeur portable (utile si vous utilisez beaucoup Maps Me) ainsi que l’indispensable livret G’Palémo (guide illustré permettant de vous faire comprendre aisément si vous ne parlez pas la langue).
  • Être une femme seule : seul petit bémol, la lourdeur de certains mâles… Par deux fois, en banlieue de Kuala Lumpur, j’ai dû m’extirper de justesse et en courant des véhicules, ce qui m’aura valu deux belles frayeurs. Si vous êtes une fille et que vous voyagez seule et en auto-stop en Malaisie, soyez tout de même prudente et peut-être un peu plus attentive que d’habitude.
  • Autres : je vous recommande également de jeter un œil à mon article sur le danger de l’auto-stop ainsi qu’à la page Malaisie du site HitchWiki, qui complètera ces quelques conseils.

De plus, dans le reste de l’Asie du Sud-Est, la pratique du stop diffère selon les pays et se révèle être plus ou moins facile. Si vous voyagez dans cette région du monde, je vous laisse découvrir les articles suivants :

Enfin, pour aller plus loin, n’hésitez pas à retrouver l’intégralité de mes articles sur la pratique de l’auto-stop, mes photos de Malaisie ainsi que toutes mes galeries vidéos et photos de voyage !

Et vous, faire de l’auto-stop en Malaisie, ça vous tenterait ? Si vous avez déjà tenté l’aventure, n’hésitez pas à partager votre expérience avec nous dans les commentaires…

6 thoughts on “Trois semaines de stop en Malaisie, entre jungle et plantations de thé”

  1. Merci de m’avoir permis de voyager depuis mon canapé. Grâce à toi, j’ai découvert la Malaisie dont j’ignorais tout.
    Allez, je suis reboostée pour aller à l’hôpital faire mon soir.
    A bientôt!

    PS : j’ai répondu à ton petit questionnaire et j’attends notre terrasse pour un bon café 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.