L’Islande sous tente et sur le pouce, au bon vouloir des cieux

Je reprends le fil de mon road trip en Islande sur la route 1 et le pouce en l’air, j’atterris à Seyðisfjörður, après avoir traversé l’entier pays par le Nord. C’est dans ce petit hameau situé au bout du monde que les désagréments commencent, avant qu’une fois de plus, le vent tourne favorablement pour moi. Voici le récit de mon aventure en auto-stop en Islande (et en camping sauvage), à travers le Sud du pays cette fois, puis en direction des fjords du Nord-Ouest…  

Seyðisfjörður, le déchaînement des cieux :

C’est drôle, lors de mon séjour à Seyðisfjörður, je n’ai pris aucune note dans mon journal de bord. Comme si je n’avais su trouver les mots, ou que les épreuves traversées se suffiraient à elles-mêmes, dans ma mémoire sélective.

J’ai rendez-vous ici dans 48h, avec Clara, une amie rencontrée il y a quelques semaines lors d’un festival de voyageurs dans le Sud de la France. Je débarque en avance, car j’espère pouvoir effectuer un petit road trip dans les environs, avant l’arrivée de son ferry. Sous un déferlement de flocons géants, comme on n’en voit qu’en Islande, je cours me réfugier dans un café, attendant une accalmie. Une bonne tasse de chocolat chaud, l’une des rares dépenses que je m’accorde ici, me requinque rapidement, mais à mon grand désarroi cet orage de glace continue heure après heure de battre son plein. Je l’ignore encore, mais de Seyðisfjörður à Reykjavik, je devrai constamment tenir tête aux cieux.

La gérante du bistrot, comprenant que je suis à pied et accablée par les conditions météorologiques, me propose de rester m’abriter ici autant que je le souhaite : un amour de patronne qui de plus, m’offrira plus tard ses invendus de la journée. Honorant l’invitation du mieux possible, j’occupe un recoin de table jusqu’à la tombée de la nuit, heure de fermeture du troquet. Je me retrouve ensuite à la rue, au plus fort de la tempête, sans possibilité de m’éloigner du village.

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Bizarrement, je n’ai pas pris de photo ce soir là… Voici donc à quoi ressemble le drapeau islandais !

Il n’est pas vraiment autorisé de bivouaquer dans l’espace urbain, et seul un camping fermé pourrait éventuellement me convenir. Toutefois, en cette fin d’hiver humide, ce dernier est dans un état déplorable : au sol, des nappes d’eau m’empêchent de planter la tente et qui plus est, l’endroit est sordide. Pour tout vous dire, j’ai même un peu les pétoches, et je livre une première lutte contre cette petite voix intérieure, qui me demande mielleusement pourquoi voyager dans de telles conditions. J’opte donc pour le port, où j’installe ma guitoune entre 23h à 6h seulement, pour ne déranger personne, mais également afin de ne pas me faire déloger par les autorités. La tâche se révèle laborieuse car le vent est terrible, et je dois lester les quatre coins de la tente avec ce que j’ai sous la main : des pots de fleurs, et des poubelles.

Le réveil est éprouvant, et après avoir rangé mon baluchon avant même que le jour se lève, je tue les dernières heures de la nuit sur un blanc, recroquevillée dans mon duvet, lui-même peu à peu recouvert de neige. Cependant, et d’une étrange façon, sous cette farandole de cristaux opalescents, je me sens plus libre que jamais.

J’étais le pire clochard que la terre eût porté. Une lumière de diamant m’éblouissait.

Jack Kerouac, Les clochards célestes

Au petit matin, je suis contrainte de me réfugier à nouveau dans un café, où bon prince, le garçon m’offre le même havre de paix que l’aubergiste de la veille. Le soir, je regagne le port, et sous un déchaînement du ciel effrayant, je ne parviens à fermer les yeux que quelques minutes. Demain sera un autre jour.

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La jolie église de Seyðisfjörður

Cette nuit, dantesque, comptera parmi mes souvenirs les plus pénibles. Confuse de fatigue et de solitude, je m’étends au matin sur mon modeste banc public, redoutant une amende si l’on me déterre de ma tente. Des policiers me secouent aux aurores, inquiets de savoir si je suis bien en vie. Indulgents, les agents en uniforme ne m’adressent aucun blâme, et m’invitent même à boire un expresso dans leur commissariat.

La route, au petit bonheur la chance :

Après mes deux longues journées passées à Seyðisfjörður, Clara entre en Islande par le ferry de 9h, et nous nous serrons fortement dans les bras. Elle vient de traverser une partie de l’Europe en stop, et elle voyage sans argent. J’ai également vécu ma dose d’aventure, et nous sommes heureuses de nous revoir. De plus, elle a rencontré Eva sur le bateau, une jeune allemande qui compte se rendre à Reykjavik par la route du Sud. Cette dernière a cinq jours de libre devant elle, et nous invite à voyager dans son 4×4 : ça y est, c’est mon jour de chance.

Toutefois, nous ne faisons pas dix kilomètres avant de nous coltiner un premier obstacle : le véhicule d’Eva n’est armé ni de chaînes, ni de pneus cloutés, et l’asphalte gelé empêche toute voiture de grimper un col, sans équipement adapté. Sur cette piste de bobsleigh hors de mesure, où une dizaine d’autres véhicules se retrouvent cloués sur le bas-côté, tout le monde s’entraide. Après m’être sentie si seule ces derniers jours, je suis émue par toute cette solidarité. Il nous est impossible d’aller plus loin dans ces circonstances, et nous tentons de faire demi-tour, ce qui nous prend une bonne heure. Me revoilà à Seyðisfjörður : ville maudite. Tandis que les filles s’affairent à dégoter un garage, je prie solennellement les cieux de nous ouvrir une voie. Finalement, un chasse-neige déblaie la chaussée, et enfin, nous abandonnons définitivement Seyðisfjörður.

Nous usons nos pneus en direction de Vik et très rapidement, nous touchons du doigt l’océan et les fjords – la côte semble ici avoir été découpée au couteau. Frappé par la magie de l’instant, éprouvant une sérénité enchanteresse mêlée à une considérable délivrance, mon cœur balance entre rire et pleurer. Cette douce valse intérieure me fera secrètement danser sur un bon nombre de kilomètres, les yeux pétillants de satisfaction. Voyager : arpenter grandeur nature, le cheminement de la vie.

Le jour se dérobe brusquement et nous jetons l’ancre face au rivage. Le 4×4 d’Eva est doté d’une tente, et allongées sur le toit à l’intérieur de l’abri, comme trois sardines en boîte, nous tentons d’échapper aux morsures du froid : une bien facétieuse entreprise.

Jours heureux au Sud de l’Islande :

Plaquée contre le flanc de notre tipi motorisé d’un bout à l’autre de la nuit, je me réveille trempée : le prix à payer lorsque qu’on souhaite un tant soit peu sortir des sentiers battus. Le tissu de notre tente, prétendûment étanche, n’a pas résisté à l’assaut des cieux : j’en prends bonne note. Comme la route 1 est impraticable à cause des intempéries, nous nous réfugions, une fois n’est pas coutume, dans un boui-boui où nous avalons une boisson chaude, tout en épongeant nos affaires. Une paire d’heures s’écoule, et la voie se libère enfin. Nous filons d’un trait à Jökulsárlón, ne nous arrêtant que pour saluer de loin de discrets troupeaux de rennes.

Enfin, nous atteignons l’orée de la lagune, située à l’extrémité du parc de Vatnajökull (la plus grande calotte glaciaire d’Islande, et la seconde en Europe). Mais décidément, Thor, Odin, et autres divinités nordiques semblent se dresser contre nous. Le ciel est si obscur que nous n’apercevons plus grand chose, et sur la plage de sable noir, noyés dans les ténèbres, même les célèbres diamants polaires figurent aux abonnés absents.

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Lagune glacaire de Jökulsárlón (photo prise lors d’une visite ultérieure du site, voir article prochain)

Poussées par le vent, nous atterrissons à Vik et nous nous promenons longuement sur sa rive ébène. Les roches filiformes, telles des obélisques, sont érigées vers le ciel ; nous admirons, les pieds bien ancrés dans la terre volcanique, le spectacle incessant de la houle allant se briser contre les falaises. Absorbées par le va-et-vient frénétique de la marée montante, le regard perdu entre terre et mer, nous nous laissons onctueusement envelopper par le manteau de la nuit.

Plus tard, après avoir englouti une plâtrée de spaghetti et quelques rasades de rhum, nous décidons de reprendre la route et établissons notre campement face aux chutes assourdissantes de Skógafoss. Bercées par le son salutaire de cette eau qui batifole, nous capitulons sans délai sous l’enjôleuse caresse de Morphée.

Au point du jour, si les filles ne m’avaient tirée du lit, je serais bien restée plus longtemps assoupie sous l’édredon. Toutefois, un moka brûlant à souhait ne se refuse pas, le prétexte suffit à me faire redescendre de mon perchoir. Après nous être débarbouillées, comme le temps est enfin au beau fixe, nous sautons sur l’occasion : ce matin, nous allons randonner sur les hauteurs de Skógafoss.

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Randonnée près des chutes de Skógafoss

Peu après, c’est à Seljalandsfoss que nous musardons, avant de poursuivre vers Reyjadalur, où des sources d’eau chaude sont semées çà et là, en pleine montagne. En Islande, mieux vaut se méfier de l’eau qui dort : entre puits naturels en ébullition et torrents quasi gelés, se tremper les pieds nécessite d’adopter une ou deux précautions. Un espace est fort heureusement aménagé après quelques kilomètres de marche, le long d’un sentier boueux : aux confins du monde, la nature offre au promeneur frigorifié une parenthèse aquatique de quarante degrés.

J’avais tant rêvé de partir loin, afin de savourer des yeux ces paysages lunaires tantôt gelés, tantôt fumants, que je mets du temps à réaliser qu’enfin, je peux les contempler pleinement. Mais il est déjà l’heure pour nous d’alimenter notre aventure : nous empruntons la route menant tout droit dans la péninsule de Reykjanes, et passons une dernière nuit dans le SUV, au sein du camping gratuit de Selvogur. Après quelques heures de sommeil réparateur, Eva nous dépose à Reykjavik, où nous nous adressons nos adieux. Cet épisode du voyage est passé bien trop vite, mais je me sens infiniment reconnaissante d’avoir trouvé sur mon chemin ces deux complices avec qui refaire le monde, l’espace de quelques instants.

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Merci pour tout les filles, vous allez me manquer !

Les fjords du Nord Ouest, un empire de glace :

Dimanche 1er avril, depuis Reykjavik, je poursuis seule ma route, en direction des fjords du Nord-Ouest. Moi qui avait pris goût au confort ces derniers jours, je vais devoir me réhabituer fissa à deux ou trois bricoles, telles la vie à la dure. Slovaques, allemands, islandais puis albanais, c’est l’Europe entière qui semble faire mon voyage durant les premiers kilomètres. La piste, aux flancs scintillants de glace sous un soleil tant escompté, me fait de l’œil, et d’un bout à l’autre de son ruban noir défilent sans interruption des paysages immaculés : l’Islande, un pays à part.

Mon dernier conducteur, un ouvrier polonais, décide malgré mon insistance de faire un détour de plus de cent kilomètres, afin de me déposer à Búðardalur. De toute ma bonne volonté, j’assure pourtant au brave homme que tout ira bien pour moi, quoiqu’il en soit. Cependant, le blizzard étant très compact, la neige d’une densité rare, et la température plus que nécessairement négative, mon héros du jour refuse catégoriquement de me laisser faire du stop au milieu de nulle part : une fois de plus, j’ai sous les yeux la preuve que l’être humain est bienveillant.

Arrivée à Búðardalur, je renoue avec les bonnes vieilles stations N1, asiles d’auto-stoppeurs égarés. Pour 250 króna, je me gave de chocolat chaud à volonté, et bénéficie temporairement d’un toit sur la tête. À mes côtés, une poignées d’islandais ingurgitent d’énormes sorbets et flanquent de gros glaçons dans leurs verres d’eau : des fantaisistes, ces gens-là.

La tempête ne se calme pas, et comme je ne peux passer la nuit dans cette aire de service, j’erre dans les parages, tentant discrètement de dénicher une planque. Je finis par faire bonne pioche : je termine ma nuit dans des sanitaires publics, où les quelques vingt-cinq degrés ambiants me donnent de fortes suées. Je crève de chaud, sacré coup du sort !

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Mais vingt-quatre heures plus tard, je profiterai enfin du soleil !

Sept heures tapantes, et je fais déjà le pied de guerre sur l’avenue principale. Pas une âme qui vive, et les cieux se déchaînent encore et toujours contre moi, jusqu’en milieu de journée. Je suis immobilisée ici depuis plus de vingt-quatre heures, et mon moral en prend un fichu coup. En début d’après-midi, une famille américaine me permet cependant d’effectuer quatre-vingt kilomètres, avant de bifurquer vers l’Est, or je compte me rendre plein Ouest. Confiante comme jamais, je descends alors de leur 4×4 rutilant, et sous leurs yeux ébahis, je leur garantis que tout ira pour le mieux. Le froid étant plus offensif que les jours précédents, je suis contrainte d’arpenter le bitume afin de ne pas trop me geler les fesses. Ainsi, tambour battant, je m’enfonce dans un brouillard épais, zéphyr en pleine face, yeux à demi-clos. La purée de pois est telle que je ne distingue désormais plus mes godillots. Pour la première fois depuis le début de mon aventure, je prends réellement peur : je réalise le danger qu’est la pratique de l’auto-stop en Islande : si personne ne pointe son nez avant la nuit tombée, étant donné qu’il m’est impossible de bivouaquer dans les parages, je ne ferai pas long feu après le déclin du jour.

L’asphalte étant gelé, tandis que j’effectue un pas en avant, la violence des bourrasques me repousse de deux enjambées. Je m’essaie ainsi au moonwalk, sur cette patinoire aveuglante, cogitant à vitesse grand V. Le temps s’écoule d’une prise de décision à une autre, comme une partie de poker. Rester sur les hauteurs des terres, et perdre de précieux degrés, ou rejoindre la côte et m’exposer au vent ? Cela fait maintenant plusieurs heures que je lutte vainement contre la tourmente, et les rares voitures ayant croisé mon chemin ne m’ont pas même aperçue. Je décide de jouer le tout pour le tout, et agitant les bras bien haut, je me place au centre du macadam alors qu’un ultime véhicule pointe son nez. Deux polonais s’arrêtent et me font grimper à bord. Ils roulent dans la direction opposée mais tant pis, je préfère me tirer d’affaire, même si cela doit me conduire à Holmavik. Où il y aura des hommes, il y aura la vie.

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Vue sur la baie d’Holmavik

Dans cette bourgade reculée, je connais une embellie qui me réchauffe corps et esprit. Si ce n’était pour admirer ces paysages d’une beauté ineffable, je serais tentée de me demander ce qui justifie tous ces kilomètres d’une austérité que je n’ai guère connue. De plus, bien que mon sentiment grandissant de solitude, décuplé par ces conditions, ne porte pas préjudice à mes rêveries d’Islande, dans ma tête commencent à s’égosiller une multitude de petites voies, sûrement celles des elfes et trolls des environs, qui s’époumonent afin que je rebrousse chemin.

Je pèse le pour et le contre, tout en vagabondant dans les ruelles désolées d’Holmavik, entre rafiots de pêche, cascatelles gelées, et fjords embrassant l’infini. Bercée par la sérénité du village, je tranche radicalement : dès lors que le plaisir n’est plus, pourquoi m’obstiner ? Le grand Sud offrira dès demain une fenêtre météo prometteuse : c’est décidé, je vais m’octroyer de vraies congés au soleil. La fin de mon voyage en auto-stop en Islande se poursuivra ainsi sous de meilleurs auspices et se terminera, lors de mes dernières heures insulaires, en véritable apothéose…

Camping sauvage et auto-stop en Islande :

S’il est assez facile de faire de l’auto-stop en Islande, les règles concernant le camping sauvage ne sont pas toujours simples à comprendre. J’ai d’ailleurs demandé à plusieurs reprises, directement à la police, ce qu’il était autorisé de faire ou non, et les réponses furent loin d’être claires, d’autant plus que la législation change selon le lieu et la saison. Dans tous les cas, voici quelques conseils, qui je l’espère vous seront utiles :

  • Comprendre les enjeux du camping sauvage : depuis une dizaine d’années, l’Islande connaît une flambée du tourisme assez vertigineuse. Le pays n’étant qu’une petite île, les conséquences environnementales d’un tel afflux sont néfastes, et afin de protéger la nature, des règles ont dû être mises en place par les autorités. Évidemment, l’enjeu est également financier, ce d’autant plus que l’Islande doit aujourd’hui affronter une crise économique difficile.
  • Peut-on camper en Islande en pleine nature : tout d’abord, vous l’aurez compris, si vous voyagez durant l’hiver vous risquez d’avoir très froid, notamment la nuit. J’ai connu des températures allant jusqu’à -10°C, et ces dernières auraient probablement pu chuter bien plus bas. De façon générale, il est interdit de camper dans les parcs nationaux. Des espaces (gratuits ou payants) sont toujours prévus à cet effet, et les contrevenants s’exposent à une amende qui paraît-il coûte assez cher. Le reste du pays est composé d’une multitude de propriétés privées, où là encore, il est interdit de faire du camping sauvage. Dans le doute, demandez aux locaux, ils sauront vous renseigner et vous autoriser ou non à bivouaquer. Dans toute la zone Sud du pays (la plus touristique), il est plus compliqué de camper, et ce encore plus en été. Dans tous les cas, il convient de respecter les habitants qui sont chez eux, et de laisser propre votre emplacement avant votre départ.
  • Faire du camping dans les villes : dans les grandes lignes, il est interdit de camper en ville, hors des espaces balisés pour planter votre tente. Souvent payants, les campings sont toutefois fermés l’hiver mais restent accessibles. Sachez que cela n’empêche pas le responsable du terrain de passer réclamer son dû au petit matin.
  • Où dormir pas cher : si vous ne voulez pas faire du camping sauvage, je vous invite à réserver en avance votre hébergement, afin de bénéficier du meilleur prix. Comme l’Islande est un pays très touristique, beaucoup d’hôtels sont complets durant la période estivale. Si vous préférez essayer le Airbnb et que c’est votre première fois, je vous offre 25€ en passant par ce lien.
  • Faire de l’auto-stop en Islande : il est relativement simple de jouer du pouce dans ce pays, notamment si l’on reste le long de la route 1, très fréquentée. En dehors, attendez-vous à devoir parfois patienter longuement (pensez à apporter un peu de nourriture au cas où, quant à l’eau, vous en trouverez directement dans la nature). Pour ma part, je n’ai pas utilisé de pancarte lorsque je faisais du stop. Sachez que l’hiver, certaines routes sont fermées, vous trouverez toutes les informations concernant l’état des routes sur les sites suivants, Safetravel.is et Road.is. Par ailleurs, il va de soi que parler anglais, ainsi que quelques mots d’islandais, vous sera utile.
  • Le matériel : Pour vous lancer, pas besoin d’équipement spécifique. Cependant, pour faciliter votre aventure, n’hésitez pas à apporter avec vous un marqueur de qualité (voire une ardoise Velleda, si vous souhaitez écrire de jolis panneaux), un gilet jaune réfléchissant et une lampe de poche puissante (pour la nuit), une housse imperméable (pour votre sac à dos), ainsi qu’un chargeur portable (utile si vous utilisez beaucoup Maps Me sur votre téléphone). Si vous campez, et encore plus l’hiver, choisissez un sac de couchage très chaud : ne minimisez pas le danger ! Même si, il est vrai, c’est un véritable investissement. Soit dit en passant, un pantalon de pluie n’est pas non plus une mauvaise idée, de même qu’une protection anti-pluie pour votre appareil photo. Contrairement à beaucoup de pays, mieux vaut être un minimum préparé lorsque l’on entreprend de faire de l’auto-stop en Islande.
  • Le climat : attention, le temps change très vite sous ces latitudes, notamment durant la période hivernale. Si les températures atteignent des limites dangereuses, n’hésitez pas à faire quelques dizaines de kilomètres supplémentaires, afin de vous rapprocher d’une ville, ou de la côte où l’altitude est moindre. Je le répète, camper seul et au milieu de nulle part peut vite s’avérer dangereux, soyez prudent, et dans le doute abstenez-vous !

Et pour aller plus loin, n’hésitez pas à retrouver la suite de mon aventure islandaise dans le Cercle d’Or, ainsi que mes autres récits de voyage, l’intégralité des articles retraçant mon tour du monde, et la philosophie de ma vie nomade ! Enfin, je vous invite grandement à partager avec nous votre expérience d’auto-stop en Islande et de camping sauvage dans les commentaires ci-dessous, afin de compléter mes différents conseils…


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19 thoughts on “L’Islande sous tente et sur le pouce, au bon vouloir des cieux”

  1. Hi Astrid, love your blog, I was your first ride in Iceland as me and my wife picked you up straight out of the Keflavik airport and dropped you off in Reykjavik. I wanted to let you know that we have camping rules in Iceland which are part of a so called « Almannaréttur » or Public Rights. The rules state you can can camp anywhere on unfarmed land (so grassy meadows where they grow grass for cattle are off limits eg.) for one night. It doesn’t matter if the this is a private property or not. The rules state you should not camp near farms or houses as well without permission. You should use camping sites if they are available. And groups should get a permission from the land owner if they can. Bottom line: 1 Night anywhere, except farmed land, near houses (so in towns and farm houses) and on land that specifically do not allow camping (national parks, land with signs that state that camping is not allowed) . Hope Iceland wasn’t to cold and inhospitable 🙂
    Best of luck on your travels,
    Larus

    1. Hey Larus! So glad to hear from you!!! Of course I remember you and your wife! I hope that both of you are going well? Thank you a lot for all the precisions, i’m sure it will help some of my followers to prepare their trip! Iceland was cold, but not inhospitable at all! You live in an amazing country and i had such a great time there… Thanks again, take very good care of you, and hopefully see you again!

  2. il faut quand même être gonflée pour affronter de telles conditions de voyage
    et encore, je suis sur « que l’on ne nous dit pas tout… »
    bravo ma grande
    bisous

  3. Article beau et très touchant, je comprends pourquoi tu passes plusieurs heures à peaufiner tes articles. Ça fait énormément de bien de te lire et ça redonne foi en l’être humain. Ça me donnerait presque envie de suivre tes pas. Hâte de lire tes prochaines aventures

  4. Bonjour !
    Super article.
    Je tiens une chaîne YouTube de voyage (TORTUGA) et je souhaite bientôt partir pour un grand périple : le tour de l’Islande en randonnée / auto stop et camping sauvage.

    Je souhaiterais énormément faire se périple dans les conditions de l’hiver, sans touriste et pouvoir observer les aurores boréales.

    Est-ce possible d’entreprendre ce périple ? Je compte certainement débuter fin de l’hiver (avril). Est-ce envisageable ? Ou est-ce du suicide ?

    Merci à toi 😀

    1. Salut Tortuga,

      Je ne sais pas trop quoi te dire de plus pour compléter cet article, car il comporte déjà un retour complet d’expérience ainsi que l’ensemble des conseils que je pourrais donner. Même l’hiver, tu trouveras beaucoup de touristes sur ta route, à moins que tu ne t’éloignes de l’itinéraire principal ce qui corse un peu l’aventure. Le voyage est envisageable bien évidemment, mais (sans pour autant être suicidaire) il comporte des risques, surtout si tu es mal équipé. Sois prudent, et dans le doute organises-toi autrement! Dans tous les cas, bon voyage à toi.

      1. Merci pour ta réponse 🙂 je vais relire en détails dans ce cas !
        Par contre, impossible de mettre la main sur la période de l’année où tu as voyagé en Islande ! Quel mois de l’année était-ce ? Merci encore !

  5. Merci à toi, une nouvelle fois pour ce bel article… une invitation au voyage dans ce pays qui me fait tant rêver !
    Bien à toi ma belle et à vite… ici ou ailleurs ! Pleins de bisous
    Lilou

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