Voie de Vézelay : rencontres marquantes sur le camino

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Difficile de rédiger un article sur ce qu’a été mon expérience de pèlerinage sur le Chemin de Compostelle. Difficile de trouver les mots adéquats, et de retransmettre noir sur blanc ne serait-ce qu’une infime partie des émotions que j’ai pu vivre durant ce long voyage de soixante-sept jours. Difficile aussi d’exprimer ma gratitude envers toutes celles et ceux qui ont transformé cette aventure en un moment fort de mon tour du monde, marqué d’une pierre blanche. Cependant, puisqu’il faut bien commencer quelque part, voici quelques lignes sur la première partie de mon camino : la voie de Vézelay, ou via Lemovicensis, d’Orléans à Saint-Jean-Pied-de-Port, soit environ 900km. J’ai tenté de mettre en lumière les rencontres marquantes effectuées tout au long de cet itinéraire, en espérant parvenir à partager avec vous un peu de ce que j’ai éprouvé, en traversant ma douce France à pied…

Pourquoi l’itinéraire de la voie de Vézelay ?

J’ai effectué ce long périple en compagnie de Gina, une amie grecque avec qui j’avais déjà sillonné l’Europe par le passé. Ensemble, nous avons préparé notre randonnée, puis nous sommes parties d’Orléans. L’itinéraire du Chemin de Compostelle que nous aurions dû suivre était logiquement celui de la voie de Tours. Pourtant, il me tenait à cœur d’explorer des villes et des régions que je ne connaissais pas. Je souhaitais également emprunter un parcours plus vallonné, et pour d’autres raisons plus personnelles nous avons tranché : nous allions parcourir la voie de Vézelay, même si nous partions du Loiret.

Quai du Roi, face à la Loire, plantées comme deux marionnettes ne sachant marcher, nous n’imaginions pas que les semaines qui allaient suivre seraient si décisives pour nos vies futures. Mais je reviendrai sur ce point dans un prochain article.

D’Orléans à Bourges, nous avons effectué nos premiers jours de voyage en dehors du Chemin de Compostelle : qu’importe, les règles sont faites pour être contournées. Une fois rendues à Bourges, étape marquante de notre aventure, nous avons rejoint l’itinéraire officiel de la voie de Vézelay, que nous avons suivi jusqu’au bout – enfin si l’on passe sous silence les nombreuses fois où nous nous sommes perdues. C’est un peu ça, débuter sur le camino : apprendre à trouver ses repères, reconnaître les balises, et tenter de ne pas trop s’en écarter.

Le chemin de Compostelle par étapes :

Bourges, Issoudun, Châteauroux, Crozant, Saint-Léonard-de-Noblat, Limoges, Périgueux, Bergerac, Bazas, Roquefort, Mont-de-Marsan, Orthez, Saint-Palais, et enfin Saint-Jean-Pied-de-Port, pour ne mentionner que certaines des étapes les plus importantes : quelle aventure nous allions entreprendre !

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L’itinéraire de la voie de Vézelay (étapes et variantes en rouge sur la carte) / Crédits @ACIR

En un mois, nous n’avons pas même croisé une dizaine de pèlerins, c’est vous dire si ce Chemin de Compostelle est déserté. Toutefois, nous avons eu la chance de faire quelques rencontres extraordinaires, les voici…

Voie de Vézelay : 5 rencontres touchantes

Avant toute chose, le plus émouvant pour moi a sans doute été toutes les rencontres informelles : celles se produisant au coin d’une rue, celles que nous n’aurions pu ou voulu prévoir. Nous saluant d’un buen camino ou nous lançant un bon courage avec un sourire fendant les gueules, ces complicités furtives ont joué un rôle tout particulier dans mon pèlerinage, me redonnant de l’énergie lorsque celle-ci venait à manquer.

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pris le temps de bourlinguer en France, et même si je m’attendais à vivre de tels moments lors de ce voyage initiatique, je n’aurais espéré goûter à tant de philanthropie en vagabondant dans mon propre pays. Mais si les français m’ont bien souvent mis la larme à l’œil, j’ai connu des instants de partage encore plus intenses, le bal s’ouvre avec Jean-François.

Jean-François, ou la persévérance-même :

Cela fait déjà plusieurs semaines que Gina et moi recherchons infatigablement de potentiels pèlerins, arpentant solitairement comme nous, la voie de Vézelay. Après quelques essais infructueux, nous trouvons enfin âme à qui nous confier : Jean-François, parisien égaré sur le camino, avec qui nous sympathisons d’emblée. Pâtissant d’une mauvaise tendinite, ce dernier est dans l’obligation d’adopter un rythme plus lent : nous ne pouvons malheureusement cheminer ensemble bien longtemps. Et pourtant…

Jour après jour, et ampoule après ampoule, nous gardons contact, nous envoyant quotidiennement de nos nouvelles, suivies de mots d’encouragements. Si nous ne sommes physiquement ensemble, nous restons liés par la pensée, et ce jusqu’à Fisterra (le bout du monde espagnol, situé un peu après Compostelle).

Côtoyer Jean-François aura été pour Gina comme pour moi une grande leçon de vie. Marcher lorsque le corps se porte bien n’est pas chose incroyable, chacun est d’ailleurs en mesure d’en faire autant. À l’inverse, poursuivre l’aventure lorsque les pieds rechignent est une toute autre affaire. Il existe, parmi les pèlerins, des hommes et des femmes dont la persévérance et la force de caractère sont sans faille. Jean-François est l’un d’entre eux, il nous aura enseigné que la tourmente n’est qu’une affaire d’esprit. À moins que les sylphes du chemin ne l’aient prodigieusement porté jusqu’au bout, mais cela restera son secret, c’est la magie du camino…

rencontre sur le chemin de saint jacques
Photo souvenir de Jean-François, en attendant que nos routes se recroisent un jour…

Jean-Claude et Fanny, sauveteurs de pèlerins :

Plein mois de juillet, grosse canicule sur l’ensemble de la France. Je passe ma journée le sac-à-dos collé à la peau, tandis que l’asphalte se liquéfie littéralement sous mes godillots. Gina passe la sienne à houspiller le soleil, injures helléniques à l’appui, suppliant intensément les cieux qu’une douche surgisse quelque part en chemin : nous bivouaquons quotidiennement depuis notre départ, et la météo, cuisante et inflexible, est loin de nous faciliter les choses.

Une fin d’après-midi comme une autre, marquée toutefois d’une touffeur singulière, nous volons une part d’ombre à un abri-bus. Une voix s’élève alors : voulez-vous un peu d’eau ? Je fais rapidement connaissance avec Jean-Claude, qui sans délai, nous propose d’utiliser sa salle de bain : un ange-gardien, tout droit tombé du ciel ! Son épouse Fanny, maternelle et attentionnée, nous accueille également avec beaucoup d’affection.

Le bonheur du Chemin est fait de ces instants qu’ignoreront toujours ceux qui roulent à grande vitesse, là-haut, sur la chaussée sans obstacle du présent.

Jean-Christophe Rufin, Immortelle randonnée

Jean-Claude et Fanny nous expliquent que régulièrement, des pèlerins se reposent quelques minutes à ce même arrêt de bus. Depuis leur jardin, tous deux les guettent, afin de leur apporter amitié, aide et réconfort. De belles personnes, dont la vie se nourrit de rencontres et d’amour de leur prochain. Une aubaine d’avoir été à l’heure à ce rendez-vous inespéré. La magie du camino…

chemin de Compostelle en France
Nos héros du jour, que nous sommes heureuses de retrouver après une bonne douche !

Michel, un sage gai-luron sur le camino :

Nous n’avons plus croisé de pèlerin depuis bien longtemps. Il faut dire que nous sommes encore bien loin de Saint-Jean-Pied-de-Port, et les âmes vagabondes sont peu nombreuses sur la voie de Vézelay, contrairement à celle du Puy-en-Velay. Il tombe des hallebardes, comme chaque jour entre deux pics de chaleur, et une cape de pluie pourpre nous apparaît soudain en contrebas d’un village. Clopin-clopant dans la moiteur de l’air, l’homme flâne nonchalamment, et nous parvenons vite à sa hauteur. Vous marchez vers Compostelle ? Question absurde, car entre le paletot, la besace et le bourdon, peu de chances qu’il file ailleurs…

Nous partageons un bref petit-déjeuner, puis nous nous séparons dans la foulée. Toutefois, s’il n’est pas véloce, notre nouveau compère est très endurant et nous nous retrouvons ainsi en bordure de chemin, bon nombre de fois. Michel a déjà arpenté tous les caminos. Ce voyage est son dernier, clôturant ainsi un chapitre de sa vie qu’il partage avec nous, empreint d’humilité, de retenue et d’amour. Demandez-lui ce qu’il fera après, et il vous répondra, les yeux pétillants de malice, qu’il va devoir tondre sa pelouse, un jour ou l’autre…

Michel, c’est le genre de type qui connaît mille fois plus de choses que toi, mais qui te donne de prime abord le sentiment inverse. Le gars que tu as envie de rejoindre le soir au refuge, parce que tu sais qu’autour de la table commune règnera une ambiance chaleureuse et bon enfant. Le mec avec qui tu as envie de prendre la route, et dont tu te sépares en bout de course avec un gros pincement au cœur, conservant précieusement ses mots et ses enseignements tout au fond de toi, et pour longtemps. La magie du camino…

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Michel, un grand homme dans l’ombre / Crédits @Taxidiara-Psichi

Michèle et Henri, ouverts de cœur et d’esprit :

Le soir arrive à grands pas. Nous nous écartons du camino, cherchant activement une échoppe où nous procurer quelques fruits et un morceau de fromage. De l’autre côté d’une avenue sans fin, une voix nous hèle : vous allez où comme ça, et vous dormez où ? Nous n’en avons encore aucune idée, puisque nous choisissons toujours notre lieu de camp au dernier moment. Michèle, et son conjoint Henri, tiennent une magnifique maison d’hôtes et ce soir, une chambre est libre. Elle sera pour nous, nous y sommes royalement invitées.

En compagnie de leur famille, nous partageons un vrai repas chaud, et surtout une multitude de rires et d’émotions. Entourées par cette belle complicité, nous passons-là l’une de nos meilleures soirées en France. Cerise sur le gâteau, nous sommeillerons plus tard dans une chambre splendide, avec salle de bain privée : un luxe qui nous tiendra éveillées jusque tard dans la nuit, n’en croyant pas nos yeux.

Au petit jour, Michèle s’active déjà dans la cuisine du gîte. Elle s’affaire à griller pour nous croissants et pains au chocolat, réchauffer une casserole de lait et dresser pour nous la plus gargantuesque des tables. Les mots nous font défaut pour exprimer toute notre gratitude. Hier encore, nous étions tous de parfaits étrangers, pourtant ce matin, nous avons l’impression de faire partie de la famille. La magie du camino…

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Gina accompagnée de nos chouchous Michèle et Henri

Les bulgares de la dernière chance :

Dans un village perdu Dieu sait où, sous des nuages ébènes et massifs, nous nous apprêtons à veiller tard dans la nuit sous le porche d’une église, n’ayant trouvé mieux. Nous attendons patiemment demain, assises sur un banc au-dessus duquel est affiché en grosses lettres que la police recherche activement un dangereux bougre, dont la trace aurait été perdue dans les parages. Le ciel éclate, et nos regards se perdent dans les allées du cimetière qui jouxte l’édifice religieux. Nous savons d’ores et déjà que nous ne fermerons pas l’œil jusqu’au lendemain, le camino nous aurait donc abandonnées ?

C’est alors que se pointe une voiture chargée à bloc : cinq lascars, qui plus est costauds, s’y entassent et me font signe de dégager du porche fissa : ils souhaitent y effectuer une manœuvre avec leur véhicule. Je m’exécute : il ne manquerait plus que l’on se mette les uniques voisins à dos. Ils me remercient de la tête et je leur lance un bonjour, suivi d’un hello, avant de comprendre qu’ils me répondent visiblement en russe. L’an passé, le long de la Route de la Soie, j’avais appris quelques bases de cette langue slave, ce qui me permet d’entamer avec eux la conversation. Ni une, ni deux, les hommes s’emparent de nos sacs et nous font entrer dans leur tanière.

Changement de plan : ce soir, ça sera tonneau de Villageoise, plateau-télé devant Une famille en or version bulgare, et danses traditionnelles balkaniques sur fond d’accordéon. Un retournement de situation sur lequel je n’aurais jamais osé parier. La magie du camino…

étapes de la voie de Vézelay
Se lever à 4h du matin car les gars vont bosser, et avoir l’air aussi frais que si l’on rentrait de soirée… / Crédits @Taxidiara-Psichi

Mon chemin de Compostelle en France, bilan :

Ce mois de marche sur la voie de Vézelay est passé bien vite et nous voici déjà arrivées à Saint-Jean-Pied-de-Port, les montagnes des Pyrénées se dressant face à nous, aussi imposantes et fières que redoutables. Demain, il nous faudra les traverser sans broncher, puisant dans leurs courbes infinies et leurs lacets acérés la force d’aller toujours plus loin, toujours plus haut. Ultreïa, Suseïa…

La tête dans les nuages, mais les pieds bien ancrés dans l’instant présent, je sais déjà que les nombreux souvenirs de mon Chemin de Compostelle en France sauront se rappeler à ma mémoire, au fil des pas. Si une nouvelle aventure nous attend sur l’autre versant, comment ne pas avoir une pensée émue en tournant cette page où se sont écrites ces différentes rencontres, ces histoires de vies qui se croisent comme par la plus pure des coïncidences ? Mais nous ne sommes plus dupes : arpenter le camino, c’est apprendre à ne plus croire au hasard, qui en somme, manque un peu de poésie.

Je terminerai ce carnet de voyage par ces quelques mots, au risque de me répéter : si les personnes citées ci-dessus ont pris une place importante dans mon cœur, sachez que je garde en mémoire les sourires que l’ensemble des gens rencontrés en chemin m’ont adressés. Et lorsqu’il m’arrive, un peu chaque jour, de repenser à mon aventure sur la voie de Vézelay, ce sont ces visages, bienveillants et encourageants, qui me reviennent alors en tête.

Le Chemin de Compostelle n’est pas un voyage comme les autres. C’est un pont entre les siècles, un pont entre les Hommes. C’est une porte ouverte sur cette chose merveilleuse que l’on a trop tendance à balayer hors de nos vies : la magie. La magie du camino…

Plus d’infos sur la voie de Vézelay :

Si vous comptez un jour marcher sur la voie de Vézelay, voici quelques informations complémentaires qui vous seront peut-être utiles :

  • Itinéraire et balisage : Comme souvent sur les Chemins de Compostelle, l’itinéraire de la voie de Vézelay comporte des variantes, qui sont indiquées en rouge sur la carte, en haut de cet article. Il paraît que contrairement aux autres chemins, celui de Vézelay est assez bien balisé. Je dois donc vous avouer que Gina et moi avons été mauvaises élèves durant nos premières semaines de marche, puisque nous nous sommes énormément perdues. Pas question pour autant de vagabonder à pied dans la mauvaise direction : nous avions un plan B, le GPS gratuit et hors ligne Maps Me que j’utilise d’ailleurs pour tous mes voyages.
  • Guide : Gina et moi avions fait le choix de voyager sans topo guide, contrairement à la grande majorité des marcheurs que nous avons rencontrés en route. Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas et j’investirais dans le Miam Miam Dodo (de loin le meilleur guide, plébiscité par 100 % des pèlerins). Pour avoir bien souvent pris en photo les pages des étapes qui nous intéressaient pour la suite, je peux vous assurer que vous ne regretterez pas votre investissement.
  • Hébergement : Nous avons mis environ un mois à traverser la France, et avons couché le plus souvent sous tente. De mémoire, nous avons dormi en refuge seulement quatre nuits (comptez environ 10€). Il faut savoir que, contrairement à l’Espagne, ce que l’on nomme donativo (donation) implique en France une certaine somme d’argent (les pèlerins comptent environ une vingtaine d’euros par nuit, repas et petit-déjeuner compris). Les auberges et refuges sont nombreux et si vous ne campez pas, vous n’aurez aucun mal à trouver où dormir.
  • Difficultés : La voie de Vézelay n’est sans doute pas le Chemin de Compostelle le plus facile en France. Pour avoir souvent posé la question aux experts du camino, celle du Puy serait plus difficile, mais celles de Tours et d’Arles plus faciles. Assez vallonnée, peu empruntée, elle requiert beaucoup de patience et d’endurance. Heureusement, nous avions fait en sorte de voyager léger, ce qui nous a grandement aidé. En bout de camino, les Landes portent souvent un coup au moral : sur 105km, un sentier rectiligne traverse une forêt de pins que le pèlerin met généralement trois ou quatre jours à franchir. De plus, les villages y sont relativement espacés : pensez à prévoir eau et nourriture en quantité suffisante sur cette partie du chemin. Ailleurs, hormis le dimanche, vous trouverez chaque jour sans problème un lieu où vous ravitailler. Enfin, ce camino emprunte de nombreuses portions de routes, contrairement aux autres d’après les retours d’expériences que nous avons entendus. C’est toujours bon à savoir.
  • Budget : Nous avons chacune dépensé environ 10€ par jour, ce qui correspondait uniquement à la nourriture que nous achetions (nous avions prévu 5€ dans notre budget initial mais cela faisait un peu juste). Nous ne mangions jamais au restaurant, mais avions besoin de beaucoup de calories pour nous permettre de marcher 30 voire 35km par jour. Nos repas se composaient généralement de noix, fruits secs, pain et fromage, houmous, céréales, chocolat et fruits (nous avions décidé de voyager végétarien). Les autres pèlerins dépensent en moyenne 40€ par jour. Cela correspond à une nuit en gîte avec repas, un menu au restaurant pour le midi et un café ou autres bricoles durant la journée. Si cette estimation est totalement subjective de ma part, mais elle vous donnera au moins une idée de fourchette de prix !

En attendant les autres articles à venir sur le Chemin de Compostelle et la suite de notre marche sur le camino frances en Espagne, je vous invite à découvrir mes autres conseils aux voyageurs et mes différents récits de voyage, ainsi que quelques astuces pour choisir vos chaussures pour le camino !

Enfin, si vous avez également marché sur la voie de Vézelay, je serais ravie que vous partagiez un peu de votre aventure avec nous, dans les commentaires ci-dessous. N’hésitez pas à nous faire part de vos souvenirs, de vos rencontres, ou de vos conseils…


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2 thoughts on “Voie de Vézelay : rencontres marquantes sur le camino”

  1. Bonjour Astrid 🙂

    Ton article m’a rappelé mes quelques jours sur la voie de Vezelay il y a deux ans (courte escapade entre Mont-de-Marsan et Orthez).

    À l’époque, j’avais trouvé cela trop plat et trop peuplé, mais quelque chose s’est infusé en moi malgré tout…
    Je me suis lancée à mon tour sur un autre chemin en autonomie l’année dernière : 900km entre Lyon et l’Ariège par le GR7.

    Même si ces deux itinéraires sont très différents, j’ai retrouvé quelques particularités en commun : l’ouverture d’esprit des randonneurs/pélerins croisés ; des portraits très différents mais qui redonne – magiquement – le sourire même dans les pires moments ; de petits villages pittoresques qui m’ont donné envie de rester plus longtemps, puis de revenir ; de la solidarité de partout, j’en reste encore très émue car en voyageant seule, je trouve que ces moments prennent une valeur toute particulière.
    Des dons de soi, des dons de nourriture, des dons de nuit au chaud (et la douche !), des dons d’apéro improvisés, bref…

    Ton retour m’a rappelé tous ces moments durs et magnifiques. Va falloir que je reparte ailleurs d’ici peu… 🙂

    Merci à toi,
    Laetitia
    Laetitia Article récent : Changer notre regard sur le vivant : l’exemple de la fougère aigleMy Profile

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